Le compromis parfait entre nature et Japon: Yakushima

1ere étape de notre séjour à Kyushu, après un rapide passage par Kagoshima: l’ile de yakushima. Si vous hésitez entre destination nature et séjour au Japon, cette île est le parfait compromis.

 

Pour se rendre sur Yakushima,  c’est soit l’avion, depuis l’aeroport de Kagoshima, soit le ferry. C’est cette dernière option que nous avons choisi.

Le Ferry

Il existe plusieurs ferry pour se rendre à Yakushima. Le plus rapide est un Jetfoil, qui se rend en 2h sur l’Ile. Il est conseillé de réserver les places à l’avance, mais en ce début juillet, le bateau était loin d’etre plein. Il y a 5 trajets par jour. On peut prendre les places au terminal de ferry de Kagoshima, mais si vous préférez en ligne, c’est par ici qu’on peut les commander.

Le trajet était plutôt agréable mais la mer était calme. Je doute que ce soit toujours le cas. Après une rapide escale sur l’Île de Nishiiomote (connue pour être la base de lancement des fusées du Japon), on arrive enfin sur l’île de Yakushima. Premier imprévu: le ferry nous laisse dans le port d’Anbo à l’ouest de l’ile, alors que nous pensions arriver dans port du nord de l’île:  Miyanoura. Nous n’avions pas fait attention, lors de la réservation du billet, les noms des villes étant en kanji, c’est pas forcément évident pour des gaijins comme nous! Nous avons donc débarqué, tels des backpackers avec nos sacs à dos vers 13h dans le mauvais port de Yakushima.

Le bus

Pour se déplacer sur l’Ile il est possible de louer des voitures, mais notre objectif étant de ne pas utiliser de voiture, nous avons opté pour le bus et le vélo. Une ligne de bus fait presque la totalité du tour de L’ile, et on peut trouver les horaires traduits en anglais sur internet. Sur l’ile ils ne sont qu’en Japonais, ce qui complique la tâche. Il vaut mieux les avoir téléchargé ou imprimé avant. Il existe un pass de 2000 yens par jour, ou 3000 yens pour 3 jours, ce qui peut s’avérer très rapidement rentable si l’on veut se déplacer tous les jours.  Nous avons donc pris le bus d’un port à l’autre, soit environ 3/4 d’heure. Arrivés à Miyanoura, l’autre port donc, pour ceux qui ne suivent pas, nous avions prévu de louer des vélo pour aller jusqu’à notre hotel, 18 km plus loin (le bus aurait pu nous y déposer, mais ça aurait été bien trop facile).

Se déplacer en vélo

Nous avons loué des vélos à Miyajima, voilà notre deuxième erreur. Pourtant habitués à nous déplacer en vélo au Japon, nous avions sous-estimé les reliefs de la route qui parcourt l’île. Entre la location de vélo et notre hôtel, il n’y a que 18 km. Mais ils sont loin d’etre de tout repos. De plus, les vélos loués ne sont pas de très bonne qualité et il nous a fallu près de 2h pour rejoindre notre hotel. J’ai cru que j’allais me liquéfier sur le trajet tellement nous avons transpiré (il faisait quand même 32°C au moins). Au bout de deux heures environ et beaucoup de sueur, nous sommes enfin arrivés à l’hôtel.

Se loger

Il existe une seule grande route qui fait le tour de l’île et la plupart des hôtels sont situés le long de cette route. Nous avons opté pour un hôtel loin des deux grands villages de l’ile : Marine Blue hotel, situé sur une plage de sable blanc et de cocotier. Après avoir hésité entre deux hôtels, nous avions opté pour celui-ci car situé sur le bord de la plage. Car oui, même si c’est une ile de 160 km de circonférence, il n’y a que peu de plages, l’île étant bordée de falaises rocheuses. J’avais envie de baignades et d’eau cristalline, ce qui n’est pas forcément une évidence au Japon.

L’hôtel est tout petit, il n’ a qu’une petite dizaines de chambres, une salle à manger et des terrasses privatives face à l’océan. Dans le prix est compris le petit déjeuner traditionnel japonais, mais on peut aussi opter pour le dîner. Lorsque nous sommes arrivés nous n’étions que 3 touristes dans l’hôtel, qui,  pour la plupart restent qu’une seule nuit. Nous sommes restés 3 nuits et il n’a jamais été plein. Le petit déjeuner traditionnel étant difficile pour Danna san, les mamies qui tiennent l’hôtel ont tenu à lui faire un petit déjeuner occidental. Je n’ai pas osé dire que je suis végétarienne pour ne pas compliquer davantage la situation. Pour 3 nuits, nous avons payé 65000 yens environ, soit 500 euros. Le prix peut paraître excessif, mais il faut savoir que les hôtels classiques sont chers au Japon. Il y a des options moins chères sur l’île comme des Guest house.

Le petit déjeuner traditionnel japonais

Le plus de l’hotel est son accès direct sur la plage où viennent pondre les tortues, la plage de Nagata. Je voulais de l’exotisme, j’ai été servie. Durant tout notre séjour, nous avons été les seuls à nous baigner sur la plage. Les rares touristes venus se promener sur la plage n’y ont mis que les pieds, pourtant, l’eau y était chaude et claire. Les japonais n’aiment pas beaucoup les activités de plage, c’est sans doute la raison principale.

 

 

Les activités sur l’île

La plupart des touristes viennent sur l’île pour sa forêt primaire, majestueuse, protégée et faisant partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Les randonnées sont l’attraction principale, mais on peut aussi faire de la plongée (j’appellerais plutôt ça du barbotage aux vues de ce que l’on a observé) et regarder les tortues pondre: le soir à partir de 19h, les premières tortues pondent, mais n’espérez pas y aller seul, la plage est surveillée. Il faut être accompagné d’un guide. Sur la terrasse de l’hôtel, on peut les observer de loin.. Peu de touristes viennent pour se baigner, ni pour y faire la fête d’ailleurs…

Notre premier jour, nous avons visité un peu l’île. La « capitale », Miyanoura et la plage principale d’Isso. C’est la seule plage surveillée de l’ïle, mais bien qu’au mois de juillet nous étions hors période de surveillance, se baigner était donc trop « abunaï » 危ない (dangereux), nous avons décidé d’aller à la recherche du temple caché non loin de là, sur le mont Yahazudake! Dans une grotte, le sanctuaire se cache, et est difficilement accessible. Il semble être délaissé et la visite est un peu déroutante, mais vaut le détour.

 

 

Le deuxième jour, nous avons décidé d’aller randonner dans la montagne. Attention (abunai!), les japonais sont des pros de la randonnée « safe »! Ils sont super équipés, et ça peut faire peur lorsqu’on les voit partir ainsi, on a l’impression que la randonnée va être compliquée. En fait, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, les chemins de randonnées sont très bien aménagés et balisés avec un ruban de sorte qu’on ne peut pas en sortir. Les durées indiquées sur les cartes sont facilement divisibles par deux pour peu qu’on soit un minimum sportif. Nous avons choisi, grâce à ce site très bien détaillé, de monter le long du Shiratani trail.

Pour accéder au départ de la randonnée, un bus dépose les randonneurs au point de départ. L’entrée du trail est payante. Attention, le dernier bus de retour est relativement tôt dans l’après midi. Il faut bien compter deux heures pour l’aller retour le plus facile. Il est possible de faire des randonnées de deux ou trois jours, de part et d’autre de l’ile, les chemins étant équipés de refuges. Nous avons rencontrés quelques groupes équipés de sacs de couchages et dirigés par des guides. Nous sommes allés plus loin que l’itinéraire prévus et en 4h nous avons marché 8 km aller retour environ en suivant les petits rubans roses. On peut se dire que 8km en 4h environ, ce n’est pas vraiment glorieux, mais l’altitude totale montée étant de 700 m, et le nombre de groupes dépassés me rendent plutôt quand même optimiste sur notre capacité à grimper!

 

Runtastic nous traque!

 

Ne vous fiez pas aux apparences, même si je ne suis pas super équipée par rapport aux touristes japonais, j’ai quand même réussi à grimper!

Le 3ème jour, nous avons dû rendre les vélos, soit un retour difficile vers la ville de Miyanoura où nous avons visité un temple et pris des photos de chats. Ensuite, nous sommes allés au sud de l’île en bus pour voir les chutes d’eau. Notre temps était compté avant le dernier ferry (vers 17h), il nous fallait donc optimiser ce déplacement. Nous avons déjeuné dans un délicieux restaurant trouvé en bord de route, puis nous sommes allés voir les chutes de Toroki. Mais finalement, nous qui avions espéré y mettre les pieds, voire se baigner dedans, nous n’avons pu que les observer de loin. C’est souvent le cas au Japon, les chutes d’eau étant trop « abunai »!  Ensuite, nous sommes allés visiter le parc de recherche botanique situé non loin des chutes d’eau. Le parc se visite rapidement, et on a le doit à une dégustation de fruits à la fin de la visite. il vaut le coup d’être visité pour découvrir la riche variété de plantes de l’île si on est amateur, sinon, il n’a rien d’exceptionnel.

Enfin, après 3 jours passés sur l’île, nous sommes retournés par le ferry direction Kagoshima. Yakushima fût une expérience vraiment inattendue pour nous, en quête de fraîcheur et de nature après un an passé à Tokyo. Nous reviendrons pour marcher davantage et sans doute avec nos gnomes cette fois!

 

Un site qui nous a beaucoup aidé: http://www.yakumonkey.com

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