Nikko is Nippon

C’est le slogan des affiches que l’on voit partout dans le métro pour promouvoir la ville de Nikko 日光 (le premier Kanji, se lisant « Ni » est le même que celui de Nihon, signifiant Japon). Cela fait plusieurs mois dont on parle d’aller à Nikko, mais nous n’avions pas encore pu le planifier.

Le week-end dernier étant un week-end de trois jours (les jours fériés sont souvent le lundi au japon, de manière à « obliger » les salariés à prendre des congés), nous en avons profité pour y passer une journée. La météo annonçait qu’il allait neiger, quoi de mieux?

Nikko est une petite ville située à 140 km au nord de Tokyo et bordée de montagnes. On peut y accéder en voiture ou en train. Nous y sommes allés en train, pour la journée. Notre trajet a eu des allures de périples, nous avons changé 4 fois de train, tout en empruntant sur une partie du trajet, le mythique Shinkansen. Le trajet pouvant coûter du simple au quadruple, nous avons choisi une solution économique.

Je ne vais pas vous expliquer toute l’histoire de Nikko, vous pourrez la lire ici, mais cette ville constituée de plusieurs ensembles de temples et de sanctuaires a été fondée à partir de 766 et est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Même après plusieurs séjours, nous n’y étions jamais allés, après l’avoir visité, je pense que c’est dommage d’aller en vacances au Japon et de passer à coté.

En arrivant à la gare, vers 10h30, nous sommes allés à pied, en suivant la rue principale, jusqu’au célèbre pont sacré Shinkyo. Il est possible de s’y rendre en bus depuis la gare, pour les touristes pressés, mais la distance entre la gare et le pont se fait rapidement (une demi heure tout au plus avec des enfants).

Petite remarque, pour pouvoir aller sur le pont, il faut payer, et le pont n’est accessible que d’un seul coté.

Passé la rivière, on peut accéder à l’ensemble de temples et de sanctuaires de Nikko par un accès piéton. On franchit le Torii puis des escaliers en pierre et on peut accéder au premier temple bouddhiste en renovation: Le temple Rinno-ji. Nous n’y sommes pas entrés (il faut payer), préférant visiter le sanctuaire Shinto Toshogu dont je parlerai plus tard.

Ensuite, nous sommes donc allés visiter le splendide sanctuaire shinto de Toshogu, là où l’on trouve la dépouille du Shogun Tokugawa. Ce sanctuaire est constitué d’un ensemble d’édifices tous plus ornementés les uns que les autres. On a pu voir la célèbre sculpture des 3 singes de la sagesse »Sansaru », pour lesquels nous avons acheté un petit porte bonheur, espérant que la sagesse soit apportée à nos deux gnomes un peu agaçants en ce moment (c’est l’age bête, parait-il).

Certains édifices du sanctuaire se visitent en chaussettes, ce qui renforce l’impression d’intimité (alors qu’on est souvent plusieurs dizaines de personnes en même temps dans les salles) et de sacralité du lieu.

Le sanctuaire abrite aussi le Crying dragon: Une salle contient un énorme dragon peint au plafond, un moine fait une démonstration sonore: lorsqu’il frappe deux morceau de bois, sous la tête du dragon, le son rugit.

Après les visites des temples et sanctuaires, nous sommes allés manger dans le centre ville de Nikko. Nous sommes ensuite repartis vers une autre zone mystique: Kanmangafuchi Abyss.

A la sortie du village, à une demi heure de marche du pont Shinkyo, en remontant la rivière, qui se transforme en un petit torrent montagneux, se dressent des statues bouddhistes alignées : les Jizo coiffées d’un bonnet rouge et affublées d’un tablier. Leur nombre est impressionnant (près de 70) et invite au recueillement. La légende veut que leur nombre change et que même certaines changent de tête entre chaque visite! Nous étions seuls au moment de cette visite, ce qui contraste avec la foule dans les temples et sanctuaires. Comme souvent au Japon, les attractions les plus touristiques ne sont pas toujours les plus impressionnantes.

Nous sommes restés longtemps le long de ce petit torrent. Nous sommes descendus sur les berges pour mettre notre pierre à l’édifice…

Si je devais conseiller un endroit incontournable à Nikko, ce serait celui là. Loin de frénésie des temples, en pleine nature à 140 km de Tokyo. Il y a bien entendu, d’autres endroits très joli à visiter à Nikko et nous y retournerons sans doute au printemps!

Et si vous avez lu jusqu’ici, vous avez compris qu’à Nikko se situent des temples bouddhistes et des sanctuaires Shinto, les deux religions du Japon: pour plus d’explication sur ces deux religions, voici un petit résumé  en français ici.

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