Ramen Ichiran : mode d’emploi

A l’occasion d’une excursion dans le quartier d’Ikebukuro pour faire quelques achats (et visiter – enfin ça c’était le plan initial, jusqu’à la pluie), on a cherché rapidement sur Tripadvisor un truc sympa et pas cher pour manger. Parmi les premiers résultats : le restaurant de ramen Ichiran, à 5 minutes de la gare, 4 étoiles sur 5 avec de très nombreux avis. Allez, vendu.

Ramen Ichiran (1)Après un petit parcours dans les rues pour faire le tour de la gare, nous voilà arrivés. Comme beaucoup de restaurants ici, il semble minuscule vu de l’extérieur, et rien ne laisse deviner ce qui se trame à l’intérieur. A vrai dire, on n’aurait sans doute pas osé entrer si on ne l’avait pas repéré avant sur Tripadvisor…

On entre, un employé nous oriente vers la machine pour passer commande. Il n’y a qu’un seul plat, le bol de ramen tonkotsu (voir ci-dessous), au tarif unique de 790 yens (environ 7 euros, au cours actuel).

Tonkotsu Ramen

On peut également commander quelques accompagnements (un oeuf, du riz…). La machine délivre des tickets correspondant à la commande, puis on passe à l’étape numéro 2 : la personnalisation du bol de ramen. Pour chaque bol commandé, on nous remet une fiche à remplir, sur laquelle chacun sélectionne le niveau d’intensité du goût, la fermeté des nouilles, la quantité de piment ou d’oignons…

Etape 3 : on attend. Un écran représente les sièges libres dans la salle, qui nous est encore invisible à ce stade. On est 4, l’employé en charge de l’accueil attend donc que 4 sièges voisins se libèrent.

Etape 4 : c’est bon, on entre. Chaque siège est face à un petit emplacement équipé d’un robinet d’eau fraîche (qui sera bien utile par la suite), d’un bouton pour appeler un serveur, de baguettes, de volets latéraux permettant de se séparer des voisins si on le souhaite, d’un verre et d’une fiche à remplir pour commander des suppléments. Tout est parfaitement organisé dans ce micro-espace (technologie japonaise). Face à nous, une petite fenêtre derrière laquelle on voit circuler les serveurs, jusqu’à la hauteur de leurs épaules.

 

Etape 5 : on donne le ou les tickets correspondant à notre commande et la fiche de personnalisation des ramen au serveur lorsqu’il se présente à notre fenêtre, et quelques dizaines de secondes après, on est servis. Y a plus qu’à manger.

Conseil pour les novices (comme nous) : ne pas sous-estimer la puissance du piment. Le niveau medium n’est pas complètement inoffensif, surtout quand on arrive sur la fin du bol et qu’il est de plus en plus concentré dans le bouillon (car la poudre de piment a tendance à couler vers le fond). Heureusement que le robinet à eau fraîche à volonté est à portée de main.

Bilan : une petite excursion gastronomique rapide, dépaysante et pas chère. Les enfants ont adoré, nous aussi. On y retournera, d’autant plus qu’il existe des restaurants Ichiran dans plusieurs quartiers de Tokyo, et dans d’autres villes du Japon (il y en a même un à New-York qui ouvre cet automne !).

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